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Son nom est bien connu de tous les grands opérateurs en ligne, notamment américain. Gigi Levy, directeur général de 888 depuis 2007, a déposé sa démission de son poste de premier responsable de 888. Il ne consacrera plus la moitié de son temps qu’à cette société dans les six mois à venir, le temps d’amortir au maximum le choc brutal d’une rupture de continuité dans la direction de 888.

Un hommage mérité
C’est un communiqué du groupe même qui a annoncé la nouvelle. Celle-ci a quelque peu surpris bon nombre de chefs d’entreprise notamment dans l’industrie des jeux en ligne, car l’homme a su bien élaborer une belle image de lui.

Richard Kilsby, président de 888, tient particulièrement à remercier Gigi Levy notamment les efforts qu’il a déployés pour maintenir la société dans une position de leader mondial des jeux en ligne malgré les impacts dévastateurs de l’UIGEA (loi américaine qui interdit les jeux de hasard et d’argent en ligne). La première moitié de l’année 2010 fut particulièrement difficile pour la société, mais heureusement les trois trimestres suivants se sont annoncés avec de bons augures qui se sont traduits par une croissance soutenue jusqu’en 2011. Cet exploit est à mettre en grande partie à la contribution de son directeur général démissionnaire Gigi Levy.

D’ores et déjà, les démarches pour trouver son remplaçant en ont été entamées. C’est ainsi que le recrutement de son nouveau directeur a été confié à un cabinet spécialisé. En attendant, Brian Mattingley, directeur indépendant et membre du conseil d’administration, œuvrera de concert avec l’organe de direction afin d’intervenir sur les différents aspects de la gestion générale de l’entreprise.
Une démission inexpliquée

Cependant, aucune raison précise n’a été (encore) communiquée pour justifier le départ de Gigi Levy. Aussi diverses suppositions ont-elles été faites pour expliquer sa démission. Selon le London Telegraph’s Alistair Osborne, Gigi Levy aurait eu des désaccords avec certains actionnaires de la société 888, notamment avec les familles Shaked et Ben Yitzhak qui détiennent environ 60% des parts d’action dans l’entreprise.

Pour l’agence Reuters, ce serait plutôt un différend provoqué par l’intégration du bookmaker britannique Ladbrokes. L’accord entre les deux opérateurs se chiffrerait à une valeur d’environ 240 000 000 de livre sterling. Reuters rejoint ainsi le Telegraph dans la thèse selon laquelle c’est l’affaire Ladbrokes qui aurait déclenché les hostilités. Un porte-parole de 888 a réagi tout de suite à travers une déclaration chez Reuters qui affirme que le rachat de Ladbrokes n’a aucune relation avec cette décision de Gigi Levy, car le projet n’est encore qu’au stade des pourparlers et discussions.

Une autre piste suivie par le Telegraph est le fait si Gigi Levy quitte immédiatement 888 sans attendre son remplacement, l’un des actionnaires de 888, Wink Bingo, pourrait profiter d’une clause son contrat qui stipule une possibilité d’un rachat immédiat de 59,7 millions de livres sterling.

L’homme des périodes difficiles
Gigi a rejoint 888 Holdings en 2006 et une année plus tard il accède au poste de directeur général. Dans les premières années de sa prise de fonction, il a dû s’atteler à absorber les pertes occasionnées par la loi UIGEA et de la crise mondiale économique de 2008. Tout récemment, 888 Holdings a pu négocier avec Ceasars Entertainment, propriétaire de la marque WSOP (World Series of Poker), pour l’utilisation de cette marque dans des salles de poker hors des States. Durant son mandat, Gigi a pu placer le 888 à la 11ème place des plus grandes salles de poker en ligne de l’industrie.

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