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Pour Full Tilt Poker la sortie de l’auberge est encore loin. En effet, comme si les attaques en justice des joueurs de poker des États-Unis ne suffisaient pas encore, voilà que ceux du Canada traînent également cette grande salle de jeux de casinos en justice. Un clou de plus enfoncé dans la plaie déjà béante de cet opérateur victime, parmi d’autres, du vendredi noir (black Friday) américain.
Une plainte collective
Fult Tilt Poker a dû arrêter ses activités mondiales depuis le 29 juin 2011. Cette attaque contre cet opérateur de jeux en ligne, la troisième du type, a été initiée depuis le Québec (Canada) par un cabinet d’avocat qui s’est spécialisé dans « les recours collectifs ». Les deux premiers procès ont été intentés par les joueurs des États-Unis. La dernière plainte a été introduite, le 8 septembre, auprès de la Cour Supérieure du Québec par le Consumer Law Group (CLG) qui est un groupe qui protège les droits des consommateurs. La plainte a été donc déposée à titre collectif et concerne tous les joueurs résidant au Canada et qui possèdent des comptes bloqués chez Fult Tilt Poker à partir du 30 juin 2011. La plainte cible non seulement Full Tilt Poker Ltd, mais également tous les opérateurs qui lui sont affiliés tels que Tiltware Llc, Kolyma Corporation A.V.V., Pocket Kings Ltd., Poket Kings Consulting Ltd., Filco Ltd., Vantage Ltd., Ranston Ltd. et Mail Media Ltd.
De 1 à 250 000 dollars bloqués
Interrogé par la Gazette de Montréal, Jeff Orenstein, membre du cabinet CLG a répondu que les pertes des joueurs canadiens se chiffreraient de cinq à dix millions de dollars au moment où le site a cessé de fonctionner, le 29 juin. Si certains joueurs de poker n’ont perdu que de 1 à 5 dollars, un joueur, par exemple, y aurait laissé 10 000 dollars tandis qu’un autre n’aurait plus d’accès à ses fonds de 250 000 dollars. Jeff Orenstein affirme même que la totalité des fonds bloqués chez FTP s’élèverait à 150 millions de dollars, dont 10% appartenant à des joueurs canadiens.
Prestation « gratuite »
Pour pouvoir aboutir, cette plainte déposée par CLG doit obtenir l’aval d’un juge québécois. Le cas échéant, Jeff Orenstein envisage d’indemniser ses « clients » avec les actifs de FTP existant au Canada et éventuellement aux USA. Il a déjà recensé la liste des établissements financiers canadiens où FPT détient des comptes. Il s’agit de la Bank of Canada où quatre comptes ont été ouvert et le Bendix Foreign Exchange. Pour adhérer à cette plainte collective, les joueurs n’auront rien à payer, du moins en amont, CLG n’enverra la facture que si la démarche aboutit.
Forcément, 10% de 150 millions de dollars donnent des idées !
De l’autre côté de l’Atlantique, les joueurs de poker essuient les revers de la fermeture des grandes salles de poker en ligne à cause de l’interdiction qui frappe les jeux en ligne. En France, quelques joueurs français se sont distingués par leurs gains lors de leur participation dans divers tournois. Pour l’année 2011, voici les cinq premiers joueurs français classés par ordre décroissant suivant leur gain respectif.
Bertrand « ElkY » Grospellier (8 437 746 $)
L’année 2011 a été particulièrement faste pour ce joueur de poker français dont la renommée a dépassé largement les frontières de l’Hexagone. Il s’est d’abord distingué en remportant les High Roller à 10 000 euros et 25 000 euros lors de la finale de l’European Poker Tour. Faut-il rappeler que ce grand tournoi européen de poker a choisi la ville espagnole de Madrid pour son Main Event 2 011 ? Classé 19ème dans l’ordre de la Money List mondiale « Elky » cumule aujourd’hui 8,43 millions de dollars de gains.
David Benyamine (6 155 573 $)
Sa plus éclatante victoire se situe en 2008 lorsqu’il s’est emparé d’un bracelet aux WSOP 2008 (World Series Of Poker), le plus grand tournoi mondial de poker qui s’achève dans un casino de Las Vegas. Ses derniers exploits se traduisent par la participation à trois tables finales en 2011 : aux Aussie pour les 100 000 $ Challenge et Super High Roller et aux WSOP. Ses tournois lui ont fait remporter 6,17 millions de dollars, ce qui le place en seconde place après « Elky ».
Antoine Saout (3 863 435 $)
Il était parvenu aux tables des WSOP et WSOP Europe en 2009. Toutefois, les grands tournois ne réussissent plus désormais à ce joueur de poker français. Il n’a pu décrocher que quelques place s payantes dignes d’intérêt dans des tournois en 2010. Son éviction d’Everest Poker n’a pas également arrangé les choses. Sa course vers
le Championnat du monde du WSOP a été stoppée net par Joe Cada.
Fabrice Soulier (3 589 802 $)
Déjà connu pour avoir réalisé la série « Un gars, une fille », Fabrice Soulier a connu le succès à partir de la fin de l’année 2010, avec sa réussite dans le Partouche Poker Tour. Bien qu’il échouât à la finale de l’EPT de Berlin, il s’est rattrapé en décrochant le titre de Champion du monde H.O.R.S.E à Las Vegas. Brillant dans le second Event de l’Epic Poker League, il s’y est classé troisième et empoche 300 000 dollars.
Roger Hairabedian (2 563 599 $)
Son terrain de chasse de prédilection est l’Aviation Club de France où il régnait depuis une dizaine d’années. Sa consécration fut surtout acquise lors du Paris Open of Poker 2008 qu’il a confirmée lors du Grand Prix de Paris de la même année. Surnommé « Big Roger » ou Terminator, il s’est très bien classé dans le Live Poker 2009 et 2010. En 2011, il devient l’ambassadeur de Barrière Poker et désormais organisateur des WSOP Europe.
Les fermetures des grandes salles de poker en ligne telles que Absolute Poker, PokerStars et Full Tilt Poker aux États-Unis a bouleversé totalement la vie des grands joueurs de poker. Si certains ont préféré carrément quitter le territoire, d’autres se sont reconvertis en coaching ou ont augmenté les coûts de leurs encadrements. Il leur fallait bien maintenir leur rythme de vie !
Nombre de joueurs ont perdu leurs contrats avec cette fermeture. De plus, ils ont également perdu leur plateforme de jeu qui leur permet de participer à des tournois de haut niveau et de renflouer ainsi leur compte en banque. Tant bien que mal donc, les joueurs professionnels officiant aux États-Unis d’adonnent à des activités qui peuvent leur rapporter de l’argent et correspondant à leur compétence. C’est ainsi que des joueurs de renom comme Patrick Antonius et Tom Dwan (connu encore sous le pseudo de « Durrrr ») se sont lancés dans le coaching sur un site légal : Expert Insight.
Quatre fois SMIC l’heure
Ce site appartenant à Brandon Adams s’est spécialisé dans le coaching dans diverses disciplines de jeu telles le Blackjack, le Golf et naturellement le Poker. Le coût des prestations repose sur un système d’enchères qui peuvent atteindre assez vite des sommes rondelettes. Par exemple, les services de Tom Dwan se payent à 6 500 dollars l’heure (soit quatre fois le SMIC mensuel), tandis que ceux de Patrick Antonius sont proposés à 6 000 dollars l’heure. Néanmoins, tous les coachs du site ne coutent pas aussi chers puisque Phil Gordon ne prend, par exemple, que 150 dollars par heure. Expert Insight compte actuellement pas moins de 16 experts en poker avec des tarifs différents selon la personnalité de chaque coach. Toujours est-il que les candidats sont assez nombreux et l’avenir de Tom Dwan et compagnie n’est pas encore pour autant compromis. On croit même savoir que Tom Dawn suit des cours d’économie avec le concours de Brandon Adams. La petite histoire ne dit pas tout de même pourquoi.
Vocation caritative
Au moins 20% des prestations proposées sur le site d’Expert Insight sont associées au poker. Il a des concurrents dans le secteur, mais son principal atout c’est la présence d’une belle brochette de grands joueurs de poker comme instructeurs. Outre Patrick Antonius et Tom Dawn, il y a également Sauce123 et GoMukYaSelf. Les séances sont individuelles et les cours se dispensent via un système d’audio-vidéo en ligne, ce qui explique en partie les tarifs exorbitants pratiqués. Toutefois, l’on ne sait pas exactement à combien revient la part de chaque instructeur dans les tarifs, toujours est-il qu’une partie des gains récoltés, deux tiers exactement, sont destinés à des causes humanitaires. L’heureuse bénéficiaire est la Morris Jeff Community School, une école située à La Nouvelle-Orléans et qui a été détruite suite au passage de l’ouragan Katrina.
Bien que quelques états bougent pour essayer de faire adopter une législation sur la régulation des jeux de casinos en ligne, aucune grande décision n’a encore été prise. Les défenseurs des jeux en ligne aux États-Unis ont compté sur l’accession au pouvoir de Barack UIGEA pour faire passer leur projet de loi de régulation, mais apparemment, il n’en est rien. À moins d’un second mandat hypothétique !
Vendredi, 15 avril 2011 aux États-Unis. Des tours de jeux en ligne s’écroulaient sous les tirs croisés des autorités américaines. Parmi elles, figurait celle de Full Tilt Poker une salle de poker en ligne bien connue des adeptes de ce jeu de cartes le plus populaire du monde. Cette journée noire fut baptisée Black Friday et jusqu’à aujourd’hui elle fait encore parler d’elle puisque le site reste en litige avec ses anciens joueurs pour non-paiement de leurs dus.
Une situation qui peut également arriver aux autres casinos en ligne opérant aux États-Unis
Trop longs silences
Ce black Friday a déjà fait couler beaucoup d’encre, mais au final de nombreux joueurs de poker en ligne restent frustrés, car ils se retrouvent non payés du jour au lendemain. Des tentatives de compromis ont été entamées avec les autorités américaines qui apparemment se sont avérées non fructueuses. De plus, le manque de communication observé par Full Tilt Poker lui a valu de nombreux reproches. Aussi a-t-il promis à ses joueurs d’être plus communicatif. Son communiqué de presse du 30 août entre dans ce cadre et tente d’apporter des explications et des justificatives sur ses comportements antérieurs, notamment ses silences jugés souvent trop longs.
115 millions de dollars confisqués
Le communiqué de Full Tilt Poker paru sur Forbes commence par un procès du gouvernement américain qu’il accuse de lui avoir lancé des attaques subites d’une grande intensité auxquelles il ne s’y attendait pas du tout. Full Tilt Poker déclare également avoir fait l’objet d’un vol, outre sa fermeture. En effet, pendant les deux années avant le fameux black Friday du 15 avril, les comptes de joueurs conservés dans les banques américaines auraient été dépouillés de 115 millions de dollars par les autorités américaines. Pourtant, les responsables de Full Tilt Poker estiment ne violer aucune loi. En effet, le poker en ligne qu’ils ont proposé sur la toile américaine obéirait au mode de transmission de données « P2P » (peer to peer) et ne va donc au travers d’aucune législation. Mais le DOJ ne le voyait pas du même œil.
Des mesures de redressement
Par ailleurs, selon toujours les déclarations de Full Tilt Poker, un prestataire lui aurait également volé 42 millions de dollars. Mais jusqu’au 15 avril, le jour du black Friday, Full tilt Poker s’est toujours efforcé de tenir ses engagements envers ses joueurs. La fermeture mondiale du site et la confiscation du nom de domaine décidées par DOJ sont les coups fatals que Full Tilt Poker n’a pas pu esquiver et qui l’ont assommé net.
Sur les quatre derniers mois après la fermeture, la société a approché plusieurs investisseurs afin de solliciter le soutien de ses efforts de redressement et surtout de l’aider à rembourser ses joueurs. Au moins une demi-douzaine de ces investisseurs se sont déplacés à Dublin pour s’enquérir sur place des réalités. Un conseiller a été même engagé pour l’aider dans sa recherche de nouveaux fonds et une nouvelle équipe dirigeante est mise sur pieds.
Full Tilt Poker reconnaît que le cadre législatif dans lequel le site évolue est complexe, néanmoins, il s’engage à effectuer le remboursement intégral de tous les joueurs et va déployer tous les moyens afin de regagner leur confiance. Mais dans une discipline de jeu de casino tel que le poker où le bluff est souvent roi, est-il encore crédible de prôner la confiance ?
Le rideau dernier WSOP (World Series Of Poker) vient de tomber. Ce grand rendez-vous annuel dans un casino de Las Vegas des meilleurs joueurs de poker de la planète constitue le plus grand évènement mondial de tournois de poker. Au lendemain de la fête, nombre de grands ont choisi de déménager ailleurs qu’au pays de l’oncle Sam.
Chômeur du jour au lendemain
Si certains sont déjà partis avant, d’autres ne se sont décidés que tout récemment. L’arène du poker américain semble bien vide. Le souvenir du « Black Friday » reste encore assez vivace et a jeté un vent glacial au poker aux États-Unis. Nombre d’observateurs ont même prédit que le WSOP constitue en quelque sorte les derniers vœux d’un condamné. En effet, après la clôture des tournois du WSOP, beaucoup de joueurs de retrouvent sans activité pour ne pas dire démunis. Après avoir goûté un dernier été à Las Vegas, ils n’ont que l’alternative d’aller exercer ailleurs, là où la législation est plus souple.
Partir vers le Nord
L’exemple le plus révélateur serait le cas de Phil Galfond qui a migré vers le Canada, dans la ville de Vancouver en juillet de cette année. Ce joueur américain affectionne particulièrement le heads-up à enjeux importants dans les parties de poker Omaha pot-limit.
La ville de Toronto a également reçu Olivier Busquet qui s’était initié au métier de commentateur d’ESPN pendant sur les émissions en direct qui ont couvert les WSOP. Il s’y est nouvellement établi pour s’adonner aux jeux en ligne tel que le poker. Olivier Busquet excelle également en heads-up, le poker live ne constituant plus vraiment une option, il a décidé de rejoindre Toronto. De même, Daniel Negreanu, un des meilleurs joueurs mondiaux de poker, bien qu’originaire du Canada, s’est installé à Las Vegas, ville des casinos, mais là il envisage également un déplacement vers le nord. En effet, comme il parraine PokerStars, il faudrait qu’il trouve une terre d’accueil pour qu’il puisse y jouer. Bien d’autres joueurs encore considèrent sérieusement cette éventualité et pourraient suivre leurs collègues dans les prochaines semaines.
Un déménagement original
Ce qui a motivé certainement le site Pocket Fives à imaginer une prestation qui consiste à relocaliser des joueurs de poker. Ce site, mis en ligne en 2005, est bien connu par les joueurs en ligne en établissant des classements hebdomadaires. Tout récemment, il a déclaré son intention de tourner un peu le dos au marché des jeux de casinos en ligne américains pour mieux se concentrer ailleurs. Pocket Fives se propose, en fait, de porter assistance à des joueurs américains qui souhaitent déménager au Canada, au Costa Rica ou au Panama, bref des pays où le poker reste encore chouchouté. Il assure la mise à disposition d’un contact local, la création d’un compte bancaire. Il s’occupe également de leur trouver un logement, de la location de voiture et de favoriser l’obtention d’un visa. Outre l’assistance dans la réalisation de leur déménagement, Pocket Fives leur fournit également le papier requis pour y travailler.
Bien qu’il y eût des rumeurs qui laissent entrevoir des lueurs d’espoir pour les jeux de casinos en ligne aux États-Unis, du moins dans certains États, les joueurs sont las sûrement d’attendre. Car le temps c’est aussi de l’argent !
Avant, dans les casinos les femmes s’agglutinent autour d’une table de blackjack ou de baccarat, rarement au poker. Ainsi quand on parle de poker, on songe immédiatement aux messieurs et à leurs prouesses. De nombreuses femmes se débrouillent pourtant très bien dans cette discipline. Plusieurs d’entre elles se sont hissées au rang de championnes, supplantant au passage quelques représentants de la gent masculine. Parmi les femmes qui ont marqué le monde du poker, trois ont été récompensées pour leur talent et leur savoir-faire. Elles ont été intronisées au Women In Poker Hall of Fame
Les meilleures joueuses de poker
Si les messieurs ont droit au Poker Hall of Fame, les femmes ont leur Women In Poker Hall of Fame ! Pour cette année 2011, trois « nouvelles » rejoignent le panthéon des femmes qui ont marqué l’univers du poker. Il s’agit en l’occurrence de Krysty Gazes, Phyllis Caro et Margie Heintz. Toutes les trois ont impressionné par leur parcours dans le monde du poker… Ce qui porte à treize le nombre de femmes à avoir obtenu cet honneur.
Pour la petite histoire, le Women In Poker Hall Of Fame existe depuis l’année 2008. Elle a été mise en place afin de rendre hommage aux contributions non négligeables des femmes dans l’univers du poker. Pour célébrer les trois nouveaux membres de ce cercle, une cérémonie se tiendra le 2 septembre 2011 au casino Golden Nugget localisé à Las Vegas.
Phyllis Caro et Margie Heintz
Phyllis Caro et Margie Heintz ne sont pas n’importe quelles « femmes du poker ». Il s’agit en effet de deux superviseurs exerçant dans deux casinos américains en tant que directeur des opérations de poker, respectivement au Hollywood Park Casino et au Casino El Dorado.
Mis à part leur emploi actuel en casino, ces deux femmes ne sont pas étrangères à l’univers du casino. En effet, Phyllis Caro est l’épouse d’un joueur de poker professionnel connu, Mike Caro. Pour sa part, Margie Heintz a été la toute première femme à occuper le poste de croupière au cours des WSOP ou World Series of Poker.
Krysty Gazes
Krysty Gazes est, pour sa part, une joueuse bien connue dans l’univers du poker. Depuis qu’elle a entamé sa carrière, elle a empoché près d’un million de dollars sans pour autant remporter de titre majeur. Dix fois, elle a empoché des gains au cours des WSOP ou World Series of Poker. Onze fois, elle a encaissé dans le cadre du WPT ou World Poker Tour. Cette talentueuse Californienne occupe aujourd’hui la dix-neuvième place des femmes ayant empoché le plus de gains de toute l’histoire du poker.
D’autre part, les femmes qui s’adonnent aux jeux en ligne deviennent également de plus en plus nombreuses.
Le Binion’s Horseshoe, qui porte le nom de Binion’s Gambling Hall and Hotel depuis l’année 2005, est un casino mythique du Strip de Las Vegas. Cet établissement légendaire célèbre cette année 2011 sa soixantième année d’existence.
Soixante ans sur le Strip
L’histoire du Binion’s commence au mois d’août 1951. Quelque temps après avoir quitté le Texas, Benny Binion décide de s’installer à Las Vegas où les jeux de hasard et d’argent dans les casinos sont légaux. En 1951, il fait l’acquisition de l’El Dorado club. Il entreprend des travaux de rénovation et décore l’établissement sur le thème du Western. Le casino ainsi créé est baptisé « Binion’s Horseshoe Casino ». Celui-ci est devenu célèbre grâce aux initiatives novatrices de Benny Binion. Celui-ci dispose un million de dollars dans une des vitrines sises dans la salle principale. Son casino est également célèbre pour la belle moquette qui recouvre son sol et pour ses limites qui sont les plus hautes de tout Las Vegas.
Tout au long de son existence, le Binion’s a toujours fait preuve d’audace et d’innovations. Il a compté parmi les tout premiers établissements à proposer des boissons ainsi que des aliments gratuits aux joueurs. Quelque temps après son ouverture, le casino Binion’s a fait parlé de lui en mettant en place un ascenseur, un système de climatisation ainsi qu’un service de limousine assurant le transfert entre l’aéroport et l’hôtel à ses clients.
World Series of Poker, entre 1970 et 2004
Le Binion’s est définitivement entré dans les annales des casinos en devenant l’hôte des premières éditions des World Series of Poker. Entre les années 1970 et 2004, l’établissement a hébergé ce célèbre championnat de poker. Il a été supplanté par le Rio après avoir été racheté par le groupe Harrah’s Entertainment. Les World Series of Poker se déroulent désormais au Rio, un casino pouvant accueillir un nombre plus important de joueurs.
Pour la petite histoire, la toute première édition des World Series of Poker a rassemblé les sept joueurs de poker émérites du moment. Ils se sont affrontés dans une épreuve unique au terme de laquelle Johnny Moss a remporté la victoire. Aujourd’hui, le Binion’s abrite le célèbre Poker Hall of Fame.
Réouverture prochaine
À l’occasion du soixantième anniversaire du Binion’s, il a été annoncé que l’hôtel-casino serait rénové et prochainement rouvert. Notons, en effet, qu’au mois de novembre 2009, les chambres de cet établissement ont été fermées. Depuis, seul le casino reste ouvert au public. Il semble que cela va très bientôt changer.
La polémique sur l’appartenance du poker aux jeux de hasard ou aux jeux d’adresse a fait depuis toujours couler beaucoup d’encre. Hasard ou adresse, une erreur d’appréciation peut valoir des sanctions pénales, car les jeux d’argent et de hasard en ligne sont encore interdits dans plusieurs pays. Aujourd’hui, les donnes semblent évoluées, du moins dans une région française, en l’occurrence à Toulouse, où le tribunal vient de rendre sa décision : le poker n’est pas un jeu de hasard.
Un jeu d’adresse
En France, seul le poker en ligne reste encore autorisé et les opérateurs qui souhaitent en proposer doivent obtenir une licence de l’ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne). À Toulouse lors d’un procès où un établissement est mis en cause pour avoir organisé des jeux d’argent en toute illégalité, le Tribunal de Grande Instance a rendu son verdict. Une décision juridique qui jette une pierre dans la marre des jeux de hasard, y compris les jeux de casinos, puisqu’elle remet au gout du jour le débat sur la qualification du poker. En effet, après avoir entendu les jurés et la défense, le TGI de Toulouse a admis que le poker fait partie des jeux d’adresse.
Interprétation restrictive
Les prévenus sont accusés d’avoir organisé et participé à des jeux de hasard dans un établissement. Selon l’article 1er de la loi du 12 juillet 1983 (nouvelle version) : « le fait de participer, y compris en tant que banquier, à la tenue d’une maison de jeux de hasard où le public est librement admis, même lorsque cette admission est subordonnée à la présentation d’un affilié, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 90 000 euros d’amende ». Or, dans le cas précis d’une sanction pénale, le juge est tenu de traduire les textes de façon restrictive dans l’intérêt des accusés. Et c’est sur cette obligation du juge que les accusés comptaient pour essayer de prouver qu’ils ne sont pas livrés à un jeu de hasard.
Légal même avec un peu de hasard
Conformément à la loi 12 mai 2010 : « jeu de hasard est un jeu payant où le hasard prédomine sur l’habileté et les combinaisons de l’intelligence pour l’obtention du gain ».
Seulement, le 4 mars 2009 la Cour d’appel de Versailles, sur une affaire concernant le groupe Partouche, reconnaît qu’un jeu peut devenir légal du moment que le hasard n’intervient qu’au moment de la distribution des cartes. C’est le cas, par exemple, pour une partie de bridge ou de belote, pendant laquelle une fois les cartes partagées, l’issue du jeu dépendra essentiellement des stratégies mises en œuvre par les deux partenaires. Le cas du poker n’en est pas loin. Autrement dit, la Cour admet qu’un jeu peut-être licite même si le hasard y prend part un peu.
C’est logiquement dans cette même optique que le jugement du Tribunal de Grande Instance de Toulouse a sorti son verdict. Est-ce les prémices d’une reconnaissance du poker en tant qu’art et non un jeu de hasard ?
Une personnalité bien connue dans le cercle assez fermé du poker en ligne est mise en cause dans une affaire de triche dans des parties de poker en ligne. En l’occurrence, Thierry Bolleret est nommément cité malgré son antécédent qui plaide plutôt en sa faveur. Va-t-il ou non réagir aux insinuations dont il fait l’objet ? Pour le moment, motus !
En fait, tout avait commencé dans le journal Le Parisien, il y a quelques jours, dans sa livraison du 8 juillet. Il y est annoncé notamment la mise en examen de Thierry B. et Guillaume R. Le premier est directeur du poker à Wagram et le second est responsable des jeux chez Sajoo.
Une combine entre Bolleret et Ricciuti
L’article de Le Parisien mentionnait que Thierry Bolleret et Guillaume Ricciuti ont été mis en examen, car la justice leur reproche d’« abus de confiance, recel d’abus de confiance et complicité ». Les faits se rapporteraient à une partie de poker en ligne. Thierry Bolleret aurait pu prendre connaissance des cartes que détenaient les joueurs grâce à la complicité de l’employé de Sajoo. Il aurait utilisé cette information pour augmenter ses chances d’obtenir sa qualification pour le tournoi final de poker de Deauville. Le Parisien précise, en outre, que ces informations émanent de personnes dans le sillage du dossier. La nouvelle s’est répandue assez rapidement dans les diverses sphères des jeux en ligne sans pour autant (pas encore) alerter les médias spécialisés du poker, en général, et du poker en ligne, en particulier.
Une technologie protégée par Ongame
Le logiciel qui sert la salle de poker en ligne de Sajoo fait partie du réseau appartenant à Ongame. Or, tous ceux qui côtoient un peu les softs des salles de poker en ligne savent très bien qu’Ongame tient suffisamment à sa réputation pour permettre à une personne, et encore moins à un employé, d’avoir accès aux cartes attribuées aux joueurs. Apparemment, les évènements n’ont vraiment rien à voir avec le fameux scandale d’UltimateBet / Absolute Poker. Bref, on est loin aussi des comptes « superuser » qui offrent la possibilité à un joueur de voir les cartes de tous les autres joueurs de poker en ligne (2007) et qui ont mis à défaut fortement la sécurité des casinos en ligne.
Le risque vaut-il le coup ?
Thierry Bolleret est un poulain de l’écurie de poker soutenu par Sajoo. Doutant de ses capacités de passer honnêtement les phases qualificatives du tournoi de poker de Deauville dans le cadre de l’European Poker Tour, ce joueur de poker aurait usé de cette forme de triche. Seulement, à bien y réfléchir, pourquoi Thierry Bolleret, l’ancien responsable poker du cercle Wagram, aurait-il besoin vraiment d’un tel coup de pouce malhonnête pour se qualifier ? Puisqu’il sait pertinemment que sa participation à ce tournoi de poker de haut niveau est quasi-certaine. De plus, pour ceux qui connaissent le joueur de poker en ligne, l’homme n’a pas vraiment du tout ni le profil ni le tempérament d’un joueur de poker inconscient. Bien au contraire. Pour plus d’un, ce joueur de poker n’aurait jamais pris un risque qui s’avère vraiment inutile !
Mais comme il n’y a jamais de fumée sans feu, Le Parisien a diffusé la fumée reste à savoir qu’est ce qui a déclenché le feu !
Bien que les députés socialistes français aient émis le souhait de rendre les gains des joueurs professionnels de poker imposables, ceci ne se fera pas. L’argent encaissé grâce à des parties de poker ne sera pas fiscalisé. Ce ne sera, en tout cas, pas le cas jusqu’au mois de septembre 2011.
Amendement N°1267
Un amendement qui aurait pour effet de rendre les gains des joueurs de poker professionnels imposables a récemment été déposé par les députés socialistes. Ceci a été réalisé après une initiative prise par Aurélie Filippetti. Pour rappel, cette dernière avait dévoilé un rapport portant sur l’application de la loi sur les jeux en ligne réalisé en collaboration avec Jean-François Lamour.
L’amendement N°1267 a été rejeté. Malgré cela, les socialistes ne désespèrent pas puisque cet amendement pourrait bien faire l’objet d’un deuxième examen qui surviendrait en septembre 2011. À ce moment, les députés se pencheront sur une possible modification de la fiscalité appliquée sur les jeux en ligne. Pour rappel, les joueurs s’adonnant – de manière régulière ou non – à des jeux de hasard ne paient pas d’impôt particulier pour ces rentrées d’argent. Cela pourrait bien changer dans un avenir proche…
Les joueurs de poker professionnels
L’amendement N°1267 concerne uniquement les joueurs professionnels de poker. Mais, qui sont-ils donc ? Si l’on en croit les déclarations d’Aurélie Filippetti, ces joueurs, qui s’adonnent assez souvent au poker et qui remportent des gains substantiels pouvant atteindre entre 50 000 et 100 000 euros tous les mois. Ce qui est phénoménal comparé à ce que gagnent les joueurs « amateurs » qui empocheraient environ 1 000 à 5 000 euros au cours d’une partie et qui jouent d’une manière occasionnelle. Dans la mesure où les joueurs professionnels de poker ont la possibilité d’optimiser leurs gains, ces derniers devraient être fiscalisés, par respect pour la justice fiscale.
Aurélie Filippetti a également fourni des astuces permettant de faire la distinction entre les amateurs et les joueurs professionnels sur son blog. Selon elle, les joueurs professionnels sont ceux qui justifient d’une rentrée d’argent régulière provenant d’un investissement régulier. Par ailleurs, les jeux auxquels les joueurs professionnels s’adonnent ne se basent pas uniquement sur la chance. Les joueurs des casinos et les inconditionnels de la loterie n’en font donc pas partie puisque leur victoire se base essentiellement sur le hasard. En ce qui concerne le poker, nul ne peut espérer gagner en se fiant seulement à la chance. Il faut avoir une certaine expérience et connaître certaines stratégies du poker pour sortir son épingle du jeu. Les joueurs professionnels de poker peuvent ainsi, au fil du temps, faire en sorte de rentabiliser leurs revenus sur le long terme. Un bon joueur professionnel de poker saura comment faire pour gagner plus d’argent qu’il n’en perd sur une période continue d’un an.
Malgré ces nombreux arguments d’Aurélie Filippetti, les joueurs de poker dits professionnels pourront profiter de leurs gains sans avoir à se soucier de la fiscalité…
